Quand le printemps et la création artistique deviennent un dépassement de soi

J’ai quelques photographies en stock, lesquelles je me hâtais de vous les présenter sur le blog, de vous parler encore de guide et de lumière,
sujets fort récurrents par chez moi semble-t-il. Et puis, je me suis laissée quelque peu happée par l’adversité. Pour plusieurs raisons
personnelles, je suis passée par un état de profonde déception, d’un peu de colère et actuellement je suis toujours un peu triste.
Triste de réaliser que rien en-dehors de notre propre volonté nous permet d’avancer.
Au fond de moi, je ne manque pas de volonté, j’aimerais juste parfois quelques coups de pouce, mais rien y fait.
Je suis dans une période « charnière » où j’ai besoin de me reconstruire, de me chercher, encore et toujours. J’ai fait le choix de continuer mon
chemin avec la personne qui partage ma vie, j’ai fait le choix de l’aider. Je me suis déjà relevée toute seule, plusieurs fois, sauf que je ne
sais pas si je pourrais encore le faire une nouvelle fois.

Entre temps, je suis partie en quête de sérenité. A vrai dire, la forêt s’y prête bien. L’arrivée y ajoute un charme élégant et poétique. De quoi
me ressourcer. Quand j’ai décidé de publier mon dernier article (34 choses à savoir sur moi), je me suis laissée penser que c’était probablement
trop personnel. Parfois aussi, j’hésite à publier sur le blog, de peur de me dévoiler. Toutefois, je ne dois pas mentir à moi-même, je mets
beaucoup de moi-même dans ce que je fais et créé. Je ne peux pas dissocier les deux, ça me paraît impossible. Même si je m’inspire beaucoup de la
nature, du monde extérieur, il est retranscrit tel que je le vois et je le ressens. Je ne peux donc m’ignorer en tant que médiateur.
Je donne beaucoup de moi-même et je dois faire avec, comme vous, devez faire avec.

Je suis prête à donner de ce « moi-même » aux autres, à m’ouvrir à d’autres projets, afin de quitter ma zone de confort et parvenir à un
dépassement de soi. Seule méthode efficace pour m’apporter la dose de confiance nécessaire pour avancer dans la vie.
L’anémone des bois est venue tapisser de son nacre la forêt, pour témoigner de sa mémoire ancienne. Je suis sûre qu’elle aurait des tas
d’histoire à raconter. Elle suit la course du soleil, pour ne jamais rien manquer. Que la vie est une succession d’émotions, qu’il est possible
d’intérpréter en mots de gratitude.

Je vous souhaite un très beau printemps (il est toujours temps), que son éclat retentisse en vous comme une mélodie envoûtante et inspirante afin
de vous guider dans vos rêves les plus fous.

Photo-thérapie: Floraison

Floraison – Anémone pulsatille

Pour dire vrai, je n’ai pas préparé de texte, même si je connais déjà ma photo. J’ai failli me laisser dépasser par la date butoir que j’avais proposé (mi-mai) pour le deuxième de mon projet photo-thérapie.
J’ai eu un moment d’absence, pendant lequel beaucoup de changements sont survenus dans ma vie et qui m’ont laissée guère de temps à la rêverie. Que cela ne tienne, je me suis rattrapée. Et j’ai la chance d’avoir un joli cadre sur mon lieu professionnel. Me voilà embauchée en tant que médiatrice culturelle tout ce printemps et cet été au Château du Grand Jardin (que vous pouvez découvrir grâce au lien). Je reviendrai plus longuement dessus prochainement (je l’avais promis)!

J’ai pensé que la thématique « floraison » s’accorderait parfaitement avec le thème du château, qui est en fait un pavillon de plaisance, datant du 16ème siècle. Celui-ci est entouré d’un jardin d’agrément,typique de la renaissance (jardin géométrique dessiné avec des buis), et un jardin pittoresque, plus du 19ème, pas cadré, ni symétrique, invitant à la créativité.

anémones pulsatiles

Les jardiniers sont tenus à suivre une charte très stricte, mais cela n’enlève rien au charme des jardins, bien au contraire.
A l’heure d’aujourd’hui, les premières floraisons commencent à se faner, mais j’ai pris le temps de me promener seule, profiter des lieux lors d’une fin d’après-midi, calme est ensoleillée.

J’ai flâné et profité de cette jolie lumière, celle que j’aime tant pour composer – pour prendre quelques clichés…

Pour ce thème « floraison », mon choix c’est arrêté sur ces superbes anémones pulsatilles (alias Coquerelle ou Pulsatilla vulgaris). J’aime beaucoup leur grâce et leur apparence mêlant dualité. En effet, de par son apparence velue, quand la fleur n’est pas éclose et par le fait qu’elle soit vénéneuse.

J’ai choisi mon objectif préféré du moment, le 100mm même s’il n’a pas l’ouverture maximum du 50mm. Pour moi, il capte mieux la lumière et le détail. En ouverture maximum évidemment pour profiter de la lumière d’une fin d’après-midi (F/2.8, 1/1600 secondes, ISO 100).

anémones pulsatiles

Si vous venez me voir cet été à Joinville, vous aurez peut-être la chance de m’écouter parler de la mythologie (greco-romaine) liée au plante par ailleurs. Je pourrais y raconter la légende de l’humain Adonis, aimé à la fois d’Aphrodite et de Perséphone. Zeus dut s’interposer entre les deux déesses afin de les satisfaire et décida qu’Adonis passerait un temps avec chacune d’elle, et un autre temps où bon lui semble. Arès (amant d’Aphrodite) fou de jalouise, envoya un sanglier et celui-ci tua Adonis lors d’une partie de chasse. On raconte que des gouttes de son sang naquirent des anémones.
L’anémone est symbole de la mort et du renouveau de la nature. Pulsatille viendrait de « pulsion », et le rythme cardiaque qui s’accélérerait lors de l’ingestion de la fleur ou bien du fait qu’elles se balancent au grès du vent, Zéphir, dans la mythologie grecque.