Prunus cerasifera

Printemps d’une vie

Par ces temps étranges, compliqués, en pause, traîner sur les réseaux sociaux fait passer le temps. Pour sur, à force d’y passer du temps, nous lisons beaucoup de choses, du bon, comme du très mauvais. Ce que je retiens est qu’il y a beaucoup trop d’informations, ce qui nous laisse très peu de temps à la réflexion, à prendre le temps de lire entre les lignes. J’utilise les réseaux sociaux comme un support à ma poésie photographique, toujours dans l’espoir que cela puisse toucher quelques âmes parfois…

Le confinement apporte l’opportunité de se recentrer sur soi, de se poser un instant. Apprendre à lâcher prise, ou connaître ce qu’est la résilience. Si vous avez quelques doutes, à mettre des mots sur des émotions qui vous ont traversées l’esprit, pensez-y. Avez-vous pris le temps d’ouvrir votre fenêtre au petit matin, écouter le silence, les quelques bruits étouffés par une vie au ralenti ? Avez-vous pris le temps d’écouter votre respiration, les mains embrassant votre tasse de café ?

Printemps

Je lis beaucoup d’étonnements, quand le confinement vous ouvre les yeux. Et ça m’attriste qu’il faille en arriver là, à ce point pour réaliser que « ralentir », ce n’est pas seulement une lubie d’utopiste, déçu par un soi-disant système. La réalité se présente sous vos yeux. Mon côté idéaliste souhaiterait que cette pause, puisse enfin faire bouger les choses. Or, je sais tristement bien que le capitalisme, le consumérisme, rappelle ses disciples à la moindre occasion.

Pensez-vous que j’ai attendu le confinement pour profiter de l’instant présent ?

Pensez-vous qu’en tant que femme, j’ai attendu le confinement pour ne plus m’épiler/raser, maquiller ou enlever mon soutien-gorge ?

Pensez-vous que j’ai attendu ce moment pour aller faire mes courses en magasins de circuit court  et cuisiner avec des produits frais ?

Pensez-vous qu’il est si nécessaire d’avoir un dressing bondé de nouveauté ?

Pensez-vous que je ne connaissais pas le concept d’entraide avant ?

Bien à vous si désormais, tout cela vous parle. Le confinement aura sans doute eu l’avantage, en plus de celui de sauver des vies, de faire prendre conscience que vivre autrement, est possible.

Parfum d’enfance

Sortez donc de cette veille qui s’éternise, le nez devant l’écran à tenter de trouver les meilleurs arguments et prouver que vous avez raison et cessez de regarder ce que vous ne possédez pas. L’utopie et l’idéal se trouvent ailleurs, à veiller sur nos proches, à s’émerveiller d’un court instant, dans la simplicité et les petits bonheurs quotidiens.

Réveillez-vous.