Photo-thérapie: Floraison

Floraison – Anémone pulsatille

Pour dire vrai, je n’ai pas préparé de texte, même si je connais déjà ma photo. J’ai failli me laisser dépasser par la date butoir que j’avais proposé (mi-mai) pour le deuxième de mon projet photo-thérapie.
J’ai eu un moment d’absence, pendant lequel beaucoup de changements sont survenus dans ma vie et qui m’ont laissée guère de temps à la rêverie. Que cela ne tienne, je me suis rattrapée. Et j’ai la chance d’avoir un joli cadre sur mon lieu professionnel. Me voilà embauchée en tant que médiatrice culturelle tout ce printemps et cet été au Château du Grand Jardin (que vous pouvez découvrir grâce au lien). Je reviendrai plus longuement dessus prochainement (je l’avais promis)!

J’ai pensé que la thématique « floraison » s’accorderait parfaitement avec le thème du château, qui est en fait un pavillon de plaisance, datant du 16ème siècle. Celui-ci est entouré d’un jardin d’agrément,typique de la renaissance (jardin géométrique dessiné avec des buis), et un jardin pittoresque, plus du 19ème, pas cadré, ni symétrique, invitant à la créativité.

anémones pulsatiles

Les jardiniers sont tenus à suivre une charte très stricte, mais cela n’enlève rien au charme des jardins, bien au contraire.
A l’heure d’aujourd’hui, les premières floraisons commencent à se faner, mais j’ai pris le temps de me promener seule, profiter des lieux lors d’une fin d’après-midi, calme est ensoleillée.

J’ai flâné et profité de cette jolie lumière, celle que j’aime tant pour composer – pour prendre quelques clichés…

Pour ce thème « floraison », mon choix c’est arrêté sur ces superbes anémones pulsatilles (alias Coquerelle ou Pulsatilla vulgaris). J’aime beaucoup leur grâce et leur apparence mêlant dualité. En effet, de par son apparence velue, quand la fleur n’est pas éclose et par le fait qu’elle soit vénéneuse.

J’ai choisi mon objectif préféré du moment, le 100mm même s’il n’a pas l’ouverture maximum du 50mm. Pour moi, il capte mieux la lumière et le détail. En ouverture maximum évidemment pour profiter de la lumière d’une fin d’après-midi (F/2.8, 1/1600 secondes, ISO 100).

anémones pulsatiles

Si vous venez me voir cet été à Joinville, vous aurez peut-être la chance de m’écouter parler de la mythologie (greco-romaine) liée au plante par ailleurs. Je pourrais y raconter la légende de l’humain Adonis, aimé à la fois d’Aphrodite et de Perséphone. Zeus dut s’interposer entre les deux déesses afin de les satisfaire et décida qu’Adonis passerait un temps avec chacune d’elle, et un autre temps où bon lui semble. Arès (amant d’Aphrodite) fou de jalouise, envoya un sanglier et celui-ci tua Adonis lors d’une partie de chasse. On raconte que des gouttes de son sang naquirent des anémones.
L’anémone est symbole de la mort et du renouveau de la nature. Pulsatille viendrait de « pulsion », et le rythme cardiaque qui s’accélérerait lors de l’ingestion de la fleur ou bien du fait qu’elles se balancent au grès du vent, Zéphir, dans la mythologie grecque.