Ode à la mélancolie

Sommeil écarlate

Voilà un moment que n’avais pas pris le temps, d’agripper un stylo et laisser les mots s’en échapper.
C’est en revenant sur d’anciens album de Metallica (en attendant de recevoir le nouveau), que j’ai compris qu’une amie était réapparue dans ma vie, cette douce mélancolie. Je fus triste de constater que cette mélancolie, il semblerait que moi seule la considère en amie. Mes proches eux n’ont vu qu’une réelle tristesse, mêlée d’une timidité maladive dont je ne sais me défaire. Ce constat m’a toujours rendue triste, puisque je sais qu’ils se trompent. Toutefois, je ne leur en veux pas. J’ai mis du temps à pouvoir démontrer le contraire, révéler mes réelles capacités et je l’ai fait toute seule, sans l’aide de personne. Un point fort qui est aussi un point faible, puisque encore aujourd’hui, il m’arrive de vouloir réclamer de l’aide mais je ne le fais pas, et je me renferme…
Faut-il insister auprès des autres? Faut-il choisir tels ou tels mots pour qu’ils comprennent que je ne suis pas une forteresse aussi dure que je le laisse croire?
Je construis ma route, par échelons et jamais je ne suis au bout de mes peines.
Le plus dur reste, lorsque je piétine. Dès lors, je rêve parfois qu’on ose m’interpeller, qu’on ose me bousculer. J’en ai besoin.
Parce que je piétine, la mélancolie s’est invitée en mon foyer. Je l’ai laissé entrer, je n’ai pas peur, elle me mets face à mes peurs, mes déceptions et cette étrange singularité de toujours y croire. Pour avoir de l’espoir, il faut avoir le cœur bien accrocher. Pourtant, ça en vaut la peine…
L’objet de cette mélancolie restera derrière ma porte. C’est un mélange de faits personnels et de ces tableaux si tristes, insipides et néfastes qui se peignent sous nos yeux. Et puis, ceux qui avancent aveuglement pour ne devenir que des souvenirs. Cela me rend triste. Parfois j’aimerais avoir la parole juste pour leur dire « réveillez-vous! ». Rien n’est simple et choisir la simplicité, c’est s’endormir vainement et traverser son temps, sans éclats.
A chaque instant je me dis que j’ai la chance d’être ici, vivante. Il n’est pas question d’abandonner et d’errer sans but, il faut s’approprier son sort afin qu’il soit plus beau, plus étincelant…

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