Le muguet est en retard et le printemps aussi

Une des plate-bandes du jardin est tapissée de muguet sur une bonne moitié. Les feuilles vertes et flamboyantes sont apparues rapidement, au point que nous ne doutions pas que les fleurs s’épanouissent difficilement.
Après une averse de pluie matinale, je suis partie marcher l’après-midi, profiter du ciel dégagé et la lumière venant se réfugier sur les goutes, encore fixées.

Je me suis arrêtée dans le jardin pour immortaliser les quelques fleurs de muguets qui s’y trouvaient. A ce jour, tout le muguet n’est pas encore fleuri. Et, l’idée de changer les settings de mon appareil photo en noir et blanc m’est venue sur l’instant. Je crois que j’ai encore un peu de mal avec la couleur verte, même si je gère beaucoup mieux. Et puis, les photos de muguets semblent parfois toutes se ressembler, non?

Loin de faire dans l’original, je m’attèle cependant à aiguiser mon regard vers le schéma de pensées qui s’offre à moi. Tenter de laisser entre-apercevoir quelque chose de nouveau, sur du déjà-vu; tenter de mettre en avant le plus beau, et raconter une histoire.

Parce que le mois de mai doit être placé sous le signe de l’espoir. Nous devrions pouvoir y voir plus claire, nous devrions éviter les embuches. Discours somme-toute, classique mais que j’ai réellement besoin d’entendre.

Car, réveiller son instinct créateur est la meilleure arme contre l’oppression (qu’elle soit personnelle ou venant de l’extérieur), afin de vivre pleinement. Apprendre à oser, apprendre à s’aimer et retrouver ce bonheur perdu.

 

« Le premier Mai c’est pas gai,
Je trime a dit le muguet,
Dix fois plus que d’habitude,
Regrettable servitude.
Muguet, sois pas chicaneur,
Car tu donnes du bonheur,
Pas cher à tout un chacun.
Brin de muguet, tu es quelqu’un. »

Discours des fleurs de Georges Brassens

 

En ce moment, je suis très fleur (bleue), et vous?

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