Au mois de mai, on se met au vert

Ce printemps me rappelle vaguement, un autre, puis un autre. En fait, je ne sais pas sur quel pied danser. J’ai profité d’un soleil salutaire, pour frissonner ensuite au contact de la terre mouillée.
Le temps nous impose un rythme et m’impose de une certaine réconciliation avec la masse verte qu’offre la végétation.
Car dans le passé, j’ai longtemps hésité à composer avec le vert omniprésent de la nature éveillée. Sa vision ne m’est pas vraiment distincte, j’ai toujours eu du mal à reconnaître et apprécier ses formes.

Depuis, j’ai pris le temps de m’approcher, de passer un peu plus de temps à ses côté. Il n’y a pas de très grand secret. Il suffit de prendre le temps de s’arrêter, et d’observer.

La couleur grise dans le ciel ce matin, contraste fortement avec l’éclatant vert des arbre, à l’orée de la forêt. Mon regard s’est détourné vers les quelques fleurs assez combattantes pour rester belles sous la pluie. Je serais bien tentée de figer leur beauté, je crois.

Désormais, au milieu de ce vert, je m’arrête un instant ou plusieurs, et plus que regarder, j’écoute. Ces tempêtes font naître des mélodies de tous les recoins. C’est une symphonie, ça vaut tous les silences.

Je vous invite à faire de même. Trouvez un lieu où les bruits de la ville ne sont qu’un souvenir, puis entouré d’arbres et de verdures, posez-vous un instant, et savourez pleinement l’instant.

Qu’importe combien de temps durera ce moment. Il peut s’en passer des choses entre temps. L’esprit s’ancre, se démêle, se faufile dans les méandres de la terre, jusque dans les branches des arbres et leur canopée pour s’épanouir dans le cosmos inconditionnellement.

Il est en nous tous d’essayer au moins une petite fois, se reconnecter à la terre, ressentir nos racines et mettre un mot sur cette douce sensation de réminiscence…

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