Je suis née en hiver

Le ciel est encore gris ce matin, c’est encore un ciel chargé de neige. Hier, il a émit quelques soupires s’étirant pour laisser passer quelques touches de ciel bleu. Juste pour nous dire qu’après l’hiver, vient toujours le printemps. Quelques éclats de soleil sont venus confirmer ce langage aussi.

Du plus lointain de mon enfance, l’hiver m’a toujours accueilli dans son écrin pour m’y laisser rêveuse. Née une fin d’hiver, alors que les congères juchaient le sol, que la température frôlait les -30°C, c’est un souvenir qui est resté.
Oui, j’aime m’emmitoufler dans des vêtements chauds, sentir la douceur de la laine, pour me protéger du froid.
Le froid, cette piquante sensation que me réveille les sens, m’ouvre l’esprit à la magie, à se besoin vital de créer. L’hiver me donne la possibilité d’explorer un autre côté, peut-être plus obscure et sûrement beaucoup plus mystérieux, prenant et fascinant.

Cristallisation

Quand j’étais petite, lorsque je voyais la neige tomber, je n’attendais qu’une chose, respirer l’air frais de l’hiver, marcher sur la neige et l’entendre crisser, puis prendre un peu d’elle dans le creux de ma main pour profiter de sa caresse.
Rien n’a changé, l’hiver m’a juste manquée. Dans ce rythme infernal et imposé, on ne prend plus le temps à rien. On ne prend plus le temps de profiter de ces instants, on n’en ressent que des aspects négatifs émis par ceux qui ne pensent qu’à eux-mêmes.
Lors de mon retour au source, je crois que je n’avais jamais passé autant de temps dehors, à entendre le silence de la neige tomber et me promener seule, en sa compagnie.
Et j’ai compris. J’ai compris qu’il fallait prendre le temps. Apprécier chaque instant, s’abandonner dans sa quiétude et sa douceur.
Vous verrez que son royaume vous accueille à sa hauteur. Elle est beauté et sagacité. Un peu de répit dans l’esprit, juste pour se reposer, apprendre à l’aimer.

Poésie hivernale

Il neige encore un peu ce matin, doucement, quelques timides flocons soupoudre la terre. Et moi, je ne peux m’empêcher de les observer du coin de l’oeil, parce qu’ils m’inspirent et qui sait, peut-être qu’ils seront les derniers, avant l’hiver prochain?

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