Différence de point de vue artistique

Bonjour à tous,

Je vais tenter aujourd’hui d’évoquer un sujet qui me tient à cœur, la culture; si tentative il y a de ma part d’écrire quelque chose qui tienne la route.

Je n’ai plus l’habitude d’écrire longuement (et je veux y remédier), ayant passé les six derniers mois à m’exprimer oralement plus que d’ordinaire.

Outre le fait que j’ai dû surmonter ma timidité, cela à confirmer une façon de pensée que j’ai toujours vis à vis de l’utilisation de la culture, dans les temps actuels.

Question goût, je sais désormais que je ne fais pas partie de cette génération ultra connectée, usant des nouvelles technologies pour mettre en place de soi-disant outils de médiation culturels à la portée de tous.

Non, très peu pour moi la nécessité de me complaire dans un mode de création éphémère, puisque j’ai du mal à y voir un quelconque intérêt.

Il semblerait que l’art actuel (je parle ici de la définition qu’on donne à l’art contemporain) recherche le sensationnel plutôt que le beau et cela m’attriste beaucoup. Aucune réflexion n’est possible dans le concept du « sensationnel », au contraire de la recherche du beau, qui incite à la réflexion et aussi à la création pour certains cas.

Le sensationnel ne s’arrête que sur l’intérêt matérialiste de la culture et des loisirs, quand les outils accessibles ne de demandent qu’à être récompensés, voire même monétisés. Quand pour certains les outils culturels n’offrant qu’une interaction avec des machines paraissent fascinant, je ne comprends pas. Probablement parce que ça ne fait plus appel aux émotions profondes, mais seulement à ce qui est en surface, l’apparence.

Comme s’il fallait faire de nous des êtres animés par la même sensibilité, la même logique de penser.

Dès lors, nous devenons machine, cobaye, où le libre arbitre n’a plus sa place.

Autrement dit, je n’adhère pas vraiment au sens donné à l’art contemporain qui se veut dans l’air du temps, à l’image de la pensée humaine actuelle…

Je suis un « dinosaure », « vieux jeux » puisque l’idée même de travailler sur un objet de médiation lié à une œuvre d’art contemporaine ne me viendrait pas à l’esprit. Sincèrement, je n’y vois aucun intérêt.

Je ne suis guère plus qu’une spectatrice devant une œuvre et si celle-ci arrive à me parler, je sais reconnaître en moi ce qui me donne l’envie dans savoir plus. Ainsi s’enclenche un certain processus de recherches en amont de l’œuvre, que ce soit sur l’auteur lui-même et une réflexion intérieure sur les émotions ressenties.

Je m’excuse d’avance de penser que certains artistes actuels n’ont pas cette profondeur et le plaisir de recherche post-rencontre avec l’œuvre est souvent gâché. En effet, d’une part parce qu’il n’y a pas lieu d’expliquer l’œuvre, c’est au spectateur de se faire sa propre idée; d’autre part, s’arrêter à la contemplation de l’outil au lieu de créer avec ne provoque que désintérêt. D’où la culture pourrait nous sembler bien futile…

Je ne prétends pas penser mieux que d’autres. Loin de moi cette idée. Je suis pour la diversité.

Seulement, je pense qu’on nous invite à n’avoir que des sensations éphémères et n’interagir qu’avec soi-même (ou son double robot) et ne plus à chercher à débattre des idées.

Je me souviens d’une citation que mon professeur de philosophie ce cessait de répéter en classe: « la culture c’est comme la confiture, moins on en a, plus on l’étale ». On tente de nous faire croire qu’on apprend, mais en réalité, le sens critique n’est plus mis en avant, ce qui nous empêche toute réflexion. En ne sachant plus rien, nous nous inscrivons dans le moule de ce futur monde aseptisé.

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