1er mai

Comment les projets prennent-ils vie?

Au mois de mars, j’avais évoqué l’idée d’un projet photo, destiné aux femmes vivant en Haute-Marne (c’est ici que ça se passe). Quelques femmes ont d’ailleurs pris contact avec moi depuis, et j’en suis ravie. Les collaborations sont toujours prévues et avec le déconfinement nous allons enfin pouvoir doucement concrétiser tout cela.

Le période de confinement m’a permise au mois d’une chose, c’est de me mettre sur le fait accompli: j’ai beaucoup d’imagination, d’idées et d’envies. Et je ne réalise qu’une petite part de tout cela, à chaque fois. Or, comme je le prône assez souvent, je dois prendre le temps et ne rien précipiter. Ainsi, si je veux aller au bout de se projet, je doit trouver les bons outils, m’entourer de bonnes personnes, mettre à rude épreuve ma réserve (je n’aime pas dire timidité) et surtout, avoir un discours cohérent.

Car c’est là où le bas blesse, je ne sais mal structurer mes idées et par conséquent j’ai toujours peur d’avoir du mal à les exprimer clairement. Cela dit, si ce sentiment est là, c’est parce que je manque cruellement de confiance en moi. C’est parfois compliqué d’y faire bloque.

Est-ce une bonne idée de me lancer dans ce genre de projet alors que j’ai peu d’abonnés sur mes réseaux sociaux? (merci le piratage qui m’a fait perdre beaucoup…). Honnêtement je ne sais pas et ça ne m’empêche pas d’avancer. J’essaie de ne pas me poser de questions à ce sujet. Les réseaux sociaux aspirent beaucoup de chose et ne sont pas la vie réelle, je ne devrais pas m’y fier… Ils sont pourtant parfois très fort pour décourager.

Instagram est à l’image de la société, comme le succès et la popularité n’atteignent que ceux qui suivent le troupeau, en falsifiant complètement leur vie. Pour que ça marche, faut-il mettre de côté l’authenticité et risquer alors de faire comme tout le monde? Ça ne me ressemble pas. Toutefois, ce constat amère ne m’empêche pas d’en être une utilisatrice et bien heureusement, toutes les personnes n’agissent pas ainsi, les personnes authentiques existent!

J’évoque les réseaux sociaux car j’ai eu tendance à passer beaucoup de temps dessus, voyant ces applications comme des échappatoires, même si ce n’est qu’illusion. Il ne faut pas se leurrer. Puis, il y a aussi le fait que je pense trop, mon cerveau foisonne et je suis bien heureuse que ça ne m’empêche pas de dormir, à défaut de m’empêcher d’avancer réellement.

Venons-en aux faits. Plusieurs événements ont fait germer dans ma tête l’envie d’étendre mon projet photo initial à d’autres femmes.
Une amie qui m’était chère est décédée d’un cancer du sein à la fin de l’hiver. Elle avait mon âge (37 ans). Inutile de vous dire combien ça m’a bouleversé et le besoin est fort de faire quelque chose en rapport avec cette maladie qui tue encore. Ainsi, j’aimerais trouver et prendre contact avec des femmes qui luttent, ayant lutter le cancer et qui accepteraient de se faire prendre en photo. J’aimerais également rendre hommage aux femmes qui sont sur le front de l’épidémie COVID-19.

Le projet semble intéressant, ambitieux même (mais ce mot me fait peur!) et quelque peu conséquent. J’ai le don de me mettre toute seule dans le doute, savoir si je suis capable d’aller jusqu’au bout…

C’est tout de même peu encourageant de terminer sur cette note « douteuse », non? C’est plus fort que moi, car jamais j’ose demander du soutien. Un petit mot, un partage… De peur de déranger, ennuyer.

Si vous avez des questions et des réactions, n’hésitez-pas, sincèrement! Si vous appréciez mon travail, si de manière générale il vous parle, dites-moi en quoi, pourquoi?

Je vous dit à très vite,

Céline

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