Comme un récit de grossesse

Au fil du temps, je suis devenue de moins en moins bavarde sur le blog, privilégiant plus cet espace pour vous présenter mes photographies. J’ai parfois l’impression qu’il n’est pas vraiment utile d’ajouter de longs textes. Les images peuvent parler d’elles-mêmes.  Qu’en pensez-vous ?

Même si mon blog se désertifie, il n’empêche qu’il reste un lieu de pensées positives et de douceur avec une dose nécessaire de poésie.

Ma vie de femme va prendre bientôt un autre tournant. Je vais devenir mère et je suis bien curieuse de savoir comment cela va se répercuter sur ma façon de travailler la photographie, voire ma vision des choses. Je découvrirai au fil de temps.

Je souhaitais partager sur le blog mes ressentis de grossesse. Je préviens par avance que cet article ne contiendra ni conseils avisés, ni jugements.

Je me dois en effet, de commencer par faire quelques constats quant à l’annonce de ma grossesse (sur les réseaux sociaux). Je n’ai pas à me justifier du choix que j’ai fait de devenir mère, comme il n’a pas été judicieux par certaines personnes de me faire des remarques. Des remarques sur mon âge avant tout et sur mes motivations.

Les choix de vie sont propres à chacun. Passer son temps à vouloir se justifier est signe pour moi d’un grand malaise, d’un chemin de route non trouvé…

 

A l’aube du neuvième mois, il m’est difficile rester assise longtemps. Ainsi, je trimballe mon carnet de notes (sur lequel j’écris la trame de mes articles) partout, histoire d’avancer. La tâche est un peu compliquée. J’ai tendance à m’éparpiller également, en plus de mon ventre qui s’impose au fur et à mesure que la date approche.

Dans l’ensemble, ma grossesse se passe bien. Je n’ose encore utiliser le passé lorsque j’écris. Je dois m’obliger à garder en tête que ce n’est pas encore terminé, même si parfois j’aimerais bien !

Je n’ai appris ma grossesse qu’un petit mois après, avec un test. Quand j’ai commencé à douter, me dire qu’il serait peut-être bien de faire un test, je n’étais toujours pas sûre de moi. Étant donné mon passif chaotique de mes cycles, les retards étaient devenus habituels. Sauf que là, je n’avais toujours pas de migraines. Celles-ci étaient effectivement très fréquentes en symptômes prémenstruels.  Et puisque nous étions à la fin de l’été, qu’il faisait encore chaud, j’avais des pertes blanches qui je confondais toujours avec des pertes de sang. Le doute. Puis le matin du test fut venu, sans grande conviction.

Je suis allée aux toilettes. Ça n’a pas mis longtemps à s’afficher, contrairement à ce que j’aurais imaginé ! Et dans ma tête, un gros « whahouuu ». Mon corps n’est pas malade, il ne dysfonctionne pas. Je ne sais pas, je crois que je l’ai remercié et je me suis presque excusée de n’avoir plus cru en lui… !

Je suis repartie me coucher, j’ai montré le test au chéri à peine réveillé. Je n’ai pas dit grand-chose, ou bien quelques mots seulement. Le pauvre chéri, je ne suis pas sûre qu’il puisse prendre le temps de réaliser, en quelques instants !

C’était un samedi matin. Le dimanche nous avions prévus de descendre auprès de ma famille pour l’anniversaire de ma nièce. La question ne s’est même pas posée. Depuis le temps que nous attentions cette nouvelle, il n’était pas question d’attendre encore pour l’annoncer. Les larmes versées par ma mère et ma sœur m’en ont fait verser également !

Prise de rendez-vous chez le médecin pour une prise de sang. Dans ce cas, l’attente peut paraître encore plus longue ! Cette prise de sang se révélera positive et donc confirmera la grossesse. Soulagement. Et tout mon être prit conscience de l’événement, comme pour accueillir  l’enfant, de le protéger, le choyer et l’aimer.

Ce fut un peu la course pour prendre les premiers rendez-vous. N’étant pas habituées, puis généralement fuyant les protocoles de médecines, il y a bien fallu s’y plier !

Échographie de datation. L’enfant est arrivé sous une belle nuit étoilée du mois d’août et nous rejoindra autour de Beltane.

Pour le premier trimestre, je n’ai pas eu de nausée, ni d’envies particulières concernant l’alimentation. Sauf des fringales et une fatigue généralisée. Ce n’est pas mon genre d’avoir des irrésistibles envies de dormir en fin de matinée et l’instinct presque animal de m’effondrer sur le canapé en rentrant du boulot, pour dormir. Et me réveiller fringante avec l’envie de manger.

J’appréhendais le moment d’aller en informer mon employeur pour une raison qui m’échappe, car je savais que je n’avais rien à craindre. Par timidité sans doute, comme je n’ai jamais été à l’aise pour annoncer de grandes nouvelles. Je suis dominée par l’émotion, un doux sentiment qui me fait presque trembler. Et doucement, les collègues sont venues me féliciter. Je n’ai rien annoncé de manière officielle, ni individuellement. J’ai laissé faire le bouche à oreille.

Par moment, la fatigue a pris le dessus pour laisser entrer quelques désagréments tels que les infections urinaires.

Au deuxième trimestre, j’ai eu le droit à une bonne bronchite. Aussi  ma peau a réagi fortement aux changements hormonaux en se manifestant par un prurit gestationnel. Il s’agit de plaques de boutons qui apparaissent sur certaines parties du corps et qui provoquent de fortes démangeaisons. Dans mon cas, c’était particulièrement localisé sur la poitrine. Je me suis tartinée de crème grasse et pris mon mal en patience. La grossesse est un instant privilégié pour tester sa propre patience !

Il y a bien sûr pas mal de recommandations et de restrictions alimentaires, mais je vis bien avec. L’alcool ne me manque pas, mais j’avoue avoir parfois envie de manger des fromages au lait cru de temps en temps !

Difficile également d’éviter les prises de sang et analyses urinaires mensuelles. Le deuxième trimestre, c’est aussi le test de dépistage de la Trisomie 21 et la deuxième échographie pendant laquelle il est possible de déterminer le sexe du bébé. Échographie qui permet pas mal d’émotions, autant dans l’annonce du sexe (si on le souhaite) et la vision du bébé, qui commence à prendre forme.  C’est également dans cette période que j’ai ressenti les premières bulles dans mon ventre. Pas de doute, bébé est bien présent !

Je n’ai pas eu le sentiment d’avoir eu à bousculer mes habitudes de vie. J’ai dû seulement prendre l’habitude de boire 1,5 voire 2L d’eau par jour.

Avec le troisième trimestre, les démangeaisons se sont calmées. Pour autant je continue à me tartiner d’huile de massage en me concentrant également désormais sur la zone du périnée. J’ai passé au mois de mars ma dernière échographie officielle. Notre demoiselle se porte bien, elle profite bien de son environnement !

Elle me pompe beaucoup d’énergie. Les derniers jours travaillés commençaient à être compliqués à gérer. D’ailleurs, ma gynécologue m’a prescrit les quatorze jours de congés pathologiques avant les congés maternité. Pendant ma grossesse j’ai appris à m’écouter, à faire pause lorsqu’il le fallait.

Depuis le dernier rendez-vous médical et entrant dans le neuvième mois, j’ai appris que mon col était bien fermé. A ce stade, je suis autorisée à faire le nécessaire pour aider le col à s’ouvrir. Il faut donc que je marche. Cependant, ça peut arriver à tout moment. Demain, j’ai une autre échographie de biométrie programmée. Ma gynécologue m’a rassurée sur ce point, elle n’est pas forcément nécessaire.

Il est évident que je n’aimerais pas entendre dire qu’il faudra ma déclencher ou que je devrais subir une césarienne ! Parce que oui, dans ma tête j’ai idéalisé mon accouchement même si j’ai conscience que tout peut être différent et bouleversé.

Je suis en confiance avec mon corps, je me connais. Je n’ai aucunement peur de l’accouchement. Je suis même curieuse de connaître ces fameuses douleurs des contractions dont on parle tant !

 

EDIT : tout va bien, l’échographie de ce jour est satisfaisante, je ne vais pas être déclenchée J

Ressentir bébé bouger dans le ventre est une sensation à part entière, bien compliquée à exprimer. C’est unique et singulier, c’est merveilleux et à la fois fascinant. Bon, à 37 semaines d’aménorrhées désormais j’admets que je pense parfois qu’il serait temps qu’elle vienne nous rejoindre, maintenant… !

 

 

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